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Campus cybersécurité : les pistes de réflexion se précisent

Deux semaines avant de publier son rapport sur la création d’un campus cybersécurité, Michel Van Den Berghe et ses équipes ont organisé des ateliers de réflexions sur les défis auxquels devra répondre la future organisation. En plus de faire naître des projets communs entre professionnels de la cybersécurité, chercheurs, organismes de formation et clients finaux, le campus devra également avoir à coeur de protéger les données sensibles qui y circuleront.

L’échéance approche. Missionné par le Premier ministre l’été dernier, Michel Van Den Berghe, directeur général d’Orange Cyberdéfense, doit rendre son rapport sur la création d’un campus cybersécurité la semaine du 16 décembre prochain. Ce 28 novembre, une matinée d’ateliers d’échanges sur les missions de ce futur campus a été organisée au Liberté Living-Lab, dans le deuxième arrondissement de Paris, en présence du directeur général de l’Anssi, Guillaume Poupard, et du secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O.

Depuis le début de sa mission, Michel Van Den Berghe et ses équipes ont réalisé une cinquantaine d’auditions et se sont rendus dans différents pays disposant de campus similaires – dont en Russie, Israël et aux Etats-Unis – pour identifier les pratiques existantes et les attentes des futurs acteurs du campus français. Ces derniers sont une vingtaine à avoir manifesté un intérêt pour cette initiative et sont de quatre types : industriels de la cybersécurité (Orange Cyberdéfense, Thales et Atos en tête, mais aussi Oodrive, Capgemini, Alsid, Sopra Steria, etc.), laboratoires de recherche (l’Inria), organismes de formation (EPITA) et clients finaux (EDF, L’Oréal, Siemens, BNP Paribas). Une variété d’acteurs qui fait dire à Guillaume Poupard, que ce campus sera un « village Astérix 4.0 » : « Il y a tous les acteurs, contents de travailler ensemble, ils se tapent dessus de temps en temps mais résistent ensemble encore et toujours à l’envahisseur »

Sécuriser le partage d’informations

Les ateliers de la matinée étaient répartis selon ces quatre types d’acteurs. Les conclusions, qui seront apportées au rapport final, mettent le partage de l’information au centre des enjeux de ce campus. Les données sur lesquelles travailleront les membres de cet organisme étant très sensibles, les participants  aux ateliers ont tous insisté sur l’importance de créer un cadre technique et réglementaire dans l’utilisation des données. Ce partage devrait être opéré par un tiers de confiance et être formalisé au sein d’une plateforme d’échange commune à tous les membres du campus, selon les échanges de la matinée.

Pour Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi (à gauche), ce campus sera un « village Astérix 4.0 » : « Il y a tous les acteurs, contents de travailler ensemble, ils se tapent dessus de temps en temps mais résistent ensemble encore et toujours à l’envahisseur ». (Crédit : Nicolas Certes)

Ce projet intervient en parallèle d’autres travaux autour du secteur de la cybersécurité. La création du comité de filière sécurité en est un, ainsi que tous les travaux du Cesin, d’Hexatrust ou du Cigref. Globalement leurs retours sont bons et certains réfléchiraient même à installer leur siège administratif au sein du futur campus. Marc Darmont, DG adjoint de Thalès et président du comité de filière sécurité, indique que des actions de cette organisation auront sûrement lieu au sein de ce campus et pourront même être organisée par celle-ci.

Un campus parisien

Concernant l’endroit probable où sera installé ce campus, d’après les différents échanges que Michel Van Den Berghe a pu avoir à l’étranger, il est souvent important que ces lieux d’échange soient installés là où se trouvent les acteurs de l’écosystème. C’est donc quasiment certain que le campus cybersécurité sera installé dans Paris ou sa première couronne. Mais des acteurs localisés en région ont également montré leur intérêt pour le projet, et des idées de pôles régionaux spécialisés du campus sont en réflexion. Centrer les recherches dans la Défense à Rennes, dans la santé et les smart cities en Pays de la Loire ou d’autres activités en Rhône-Alpes, sont envisagés.

Le directeur général d’Orange Cyberdéfense veut qu’une fois validé par l’Etat, le projet se déploie vite, et cherche donc un bâtiment parisien existant de 8 à 10 000 m², extensible jusqu’à 20 000 m². Et compte chercher dans le foncier de l’Etat, l’immobilier des différentes entreprises intéressées par le projet ou les banques partenaires, pour trouver le lieu adéquat. Michel Van Den Berghe souhaite que le campus soit autofinancé par les acteurs présents (qui verseraient un loyer) mais il ne reste pas fermé à une participation publique. Ce que confirme Cédric O : « C’est un projet porté par les industriels mais qui doit être soutenu par l’Etat. » Dans l’idéal, le patron d’Orange Cyberdéfense prévoie une ouverture du campus d’ici début 2021.

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