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Blockchain : les salaires et les compétences les plus recherchées

La demande progresse autour des compétences liées à la blockchain, alors que les initiatives se multiplient pour tester son potentiel au-delà de son cadre initial lié au bitcoin. Différents secteurs recrutent, des start-ups aux grandes entreprises, sur des profils pointus connaissant déjà certaines briques blockchain, maîtrisant le chiffrement ou familiers de plusieurs langages, notamment. Outre-Manche, les estimations de salaires vont de 50 à plus de 197 K€ pour les plus expérimentés.

Un consensus s’est formé sur le fait que l’on pourrait adapter à différents processus, au-delà du champ des monnaies virtuelles, le grand journal distribué qui a été mis en place pour authentifier les paiements en bitcoin. Au fur et à mesure que les entreprises, et même les administrations, se sont intéressées au potentiel des systèmes basés sur la technologie utilisée, blockchain, la demande d’expertise pour créer des projets pilotes et lancer des produits a rapidement progressé. « Comme pour toute nouvelle technologie, il y a toujours une demande importante pour trouver les personnes ayant les bonnes compétences », a confirmé à nos confrères de Computerworld UK, Steve Webb, associé de PwC qui a participé pour le cabinet de conseil à la constitution d’une équipe blockchain de plus de quarante personnes à Belfast.

L’an dernier, de nombreuses organisations ont commencé à comprendre ce que les systèmes blockchain pouvaient faire et l’intérêt pour le sujet s’accélère. 2016 est l’année des précurseurs. Ce sont eux qui vont créer la vague de demandes qui montera crescendo au cours de cette année et l’année prochaine, estime Steve Webb.

Qui embauche ? Banques, consortium, start-ups, acteurs IT

La demande de compétences vient apparemment de différents secteurs d’activité. Certains sont plus en avance que d’autres dans leur stratégie blockchain. Des groupes bancaires comme le britannique Barclays, particulièrement actif dans ce domaine, BBVA et Santander en Espagne, ou UBS en Suisse, étudient le potentiel de la technologie depuis quelques temps déjà, tandis que d’autres ont juste commencé à tester la température. La banque néerlandaise ABN Amro a récemment annoncé qu’elle constituait une équipe d’une trentaine de personnes pour explorer l’utilisation de la technologie. Dans l’Hexagone, la Banque de France elle-même a lancé une expérimentation avec deux start-ups. De façon générale, tous les acteurs de la finance s’y intéressent de près ou de loin. Visa et Thomson Reuters recherchent aussi des spécialistes, tandis que, sur un autre terrain, Airbnb a recruté cette année une équipe d’experts de blockchain et du bitcoin.

Deloitte ouvre un centre dédié à Dublin

Les start-ups qui se positionnent sur ce créneau sont nombreuses, depuis celles qui fournissent les blocs de base de la technologie, comme Ethereum et Eris, jusqu’à celles qui se spécialisent dans les applications d’entreprise, dont Everledger. On voit aussi des sociétés comme R3, basée à New York, qui cherchent à créer des standards blockchain pour le secteur financier. Des acteurs comme IBM et Microsoft ont mis à disposition des outils dans le cloud pour supporter le développement de blockchain et d’autres,  dont Intel et Fujitsu, ont rejoint le projet open source Hyperledger soutenu par la Fondation Linux.

Enfin, toutes les grandes sociétés de conseil sont en cours de constitution d’équipes blockchain pour accompagner leurs clients sur ce qui pourrait devenir une importante technologie de transformation. Dans ce domaine, Deloitte a acquis la start-up Rubix et le cabinet vient tout juste d’annoncer la création d’un centre d’excellence européen à Dublin pour accompagner ses clients de l’industrie financière dans la découverte de cas d’usage et aller jusqu’au développement de solutions. En France, sa filiale s’appuiera sur ce centre (qui réunira 50 collaborateurs, développeurs et designers, au cours des 18 prochains mois) pour répondre aux besoins du marché français. De son côté, PwC s’est emparé de Bitnet et Capgemini prévoit de réunir une centaine de spécialistes d’ici la fin de l’année. KPMG recrute aussi.

Sécurité et chiffrement, mais aussi réseau, cloud et UI

Les postes ouverts autour de blockchain par les entreprises sont de natures diverses. Certains concernent des experts ayant une expérience dans la création et l’exploitation de systèmes de grands livres distribués en production. Mais les grandes entreprises vont plus souvent chercher à construire une équipe autour d’un noyau d’experts de blockchain. Dans ce cas, tout ce dont elles ont besoin en complément de solides compétences dans le développement de logiciels et l’ingénierie, c’est une très bonne compréhension des principes autour de la technologie. « Cela correspond en grande partie aux compétences dont vous avez besoin pour bâtir des technologies plus traditionnelles », estime Nick Williamson, CEO de la start-up Credits, plateforme blockchain as a service,  qui a travaillé avec un fournisseur du secteur public comme Skyscape. « Simplement, dans la mesure où vous construisez un système reposant sur du chiffrement, il faudra disposer de compétences technologiques avancées ».

Bien sûr, blockchain n’est que l’une des composantes d’une pile technologique typique. Les ingénieurs qui sont spécialisés dans le réseau ou la sécurité, par exemple, jouent un rôle essentiel à côté de ceux qui apportent des compétences de base du développement logiciel. « Il y a aussi des profils qui vont peut-être envisager de façon plus conventionnelle la façon dont on pourra fournir les services à partir du cloud », selon Steve Webb, de PwC. « Il y a donc la partie infrastructure, les codeurs et puis aussi les personnes qui vont réfléchir à la façon dont fonctionne l’interface utilisateur et ce à quoi ressemblera l’application ». Une connaissance d’outils technologiques en plein développement comme les conteneurs Docker et les architectures micro-service constituera également un plus. Pour Nick Williamson, de Credits, « quand on réfléchit au type de compétences traditionnelles qui pourraient être utiles pour bâtir la partie infrastructure de blockchain, on pense aux profils ayant travaillé sur des systèmes distribués ou exploré en profondeur des architectures micro-services à grande échelle ».

Une connaissance de plateformes blockchain spécifiques

Cela dit, certaines compétences spécifiques seront bienvenues. Les développeurs « polyglottes », c’est-à-dire capables de coder dans différents langages de programmation, seront certainement privilégiés. La connaissance de Java et de C++ apparaît par exemple comme un pré-requis dans de nombreuses offres d’emploi. Ces dernières sont généralement agnostiques sur les piles technologiques et demandent avant tout de solides compétences en programmation, selon Zeth Couceiro, du cabinet de recrutement IT Opus. Elle s’adresse idéalement aux personnes qui ont programmé conjointement dans deux langages ou qui ont pratiqué plusieurs langages et sont familiers des grands jeux de données. Une bonne compréhension de ce qu’est le chiffrement est également utile. Il est intéressant de constater que les personnes ayant une solide expérience du chiffrement font de bons développeurs sur ces projets, selon le consultant d’Opus.

De son côté Seamus Cushley, qui a rejoint PwC pour diriger l’équipe blockchain à la suite de l’acquisition de Bitnet, ajoute qu’une connaissance de plateformes blockchain spécifiques constitue un avantage, même si ce n’est pas essentiel. « Il y a une demande pour des personnes ayant une forte expérience technique et qui peuvent démontrer qu’ils comprennent au moins les principes de bitcoin, éventuellement capables de faire tourner un nœud Eris (plateforme pour construire et opérer des applications distribuées avec un backend blockchain), ayant déjà exploré la plateforme décentralisée Ethereum », explique le directeur FinTech EMEA de PwC. En même temps, la capacité à s’adapter à de nouvelles technologies – dans ce contexte d’évolution très rapide – sera particulièrement valorisée. « On ne peut pas simplement dire que l’on est très spécialisé sur blockchain ou très bon sur Eris, parce que cela n’est pas significatif », explique Seamus Cushley. « Eris peut ne plus être là demain, ou au contraire avoir pris beaucoup d’importance. C’est donc la capacité à changer qui compte ».

Des rémunérations très variables

Comme pour toutes technologies émergentes, de nombreuses entreprises seront prêtes à payer davantage en raison de la faiblesse de l’offre et la croissance de la demande autour de l’expertise recherchée. Selon Zeth Couceiro, du cabinet Opus, le taux de rémunération pour des spécialistes de la blockchain varie considérablement. Outre-Manche, les start-ups vont typiquement payer entre 52 K€ et 79 K€ pour un profil non expérimenté qui serait ensuite formé. Certaines pourront aussi proposer des parts dans la société. Pour les grandes entreprises, notamment les banques, ce pourrait être significativement plus élevé, allant d’environ 131 K€ pour un développeur ayant 5 ans d’expérience ou plus, et jusqu’à 197 K€ dans certains cas. Il y a assurément une sorte de prime à l’embauche. « Il faut de toutes façons être un très bon programmeur pour comprendre les complexités de blockchain », insiste Zeth Couceiro. Il s’agit d’autre chose que de développer un site web.

Repérer les contributeurs aux projets blockchain

Du point de vue de l’entreprise, recruter des compétences peut être assez compliqué. Au Royaume-Uni, par exemple, certains estiment à environ 250 le nombre de développeurs qui connaissent vraiment bien blockchain. Il sera difficile d’attirer l’intérêt de ce petit nombre d’experts. Beaucoup de ceux qui se sont d’abord intéressé à la technologie sous la forme du grand livre ouvert utilisé pour la devise virtuelle bitcoin ont sans doute été tenté par la philosophie libertaire de la crypto-monnaie. Ceux-là n’auront probablement pas pour objectif de créer cette fois de « grands livres » privés pour le compte de banques multinationales. Au-delà de cette notion, si l’on considère que la technologie blockchain reste encore une niche, il peut être simplement difficile d’entrer en contact avec les bonnes personnes.

« Ceux qui sont vraiment avancés en la matière démarrent leur propre entreprise et il en restera assez peu qui se tourneront vers ces grandes organisations », pense le consultant d’Opus. Selon lui, l’une des difficultés que les recruteurs vont rencontrer, c’est que ces spécialistes ne se font pas publiquement connaître. Zeth Couceiro estime que pour attirer les bons talents, il faut participer à des meetups et à des conférences pour voir qui contribue au code des projets blockchain sur GitHub. « Quand je cherche des profils, je dois aller sur GitHub », explique-t-il. « Je regarde qui publie du code open source pour le réseau bitcoin de base ou pour des applications comme les monnaies électroniques Litecoin et Doge ».

Pour ceux qui sont intéressés par un poste dans ce domaine, un bon moyen de démarrer serait donc de commencer à soumettre du code pour des projets open source associés à blockchain, outils, monnaies. C’est l’un des conseils de Zeth Couceiro. Si ce code est ensuite amélioré, cela sera vu de façon positive, de même que le fait que d’avoir contribué sur son temps personnel, souligne-t-il. Cela montre que le développeur est passionné par le sujet et qu’il a acquis une certaine expérience, son code ayant été accepté, ce qui indique aussi qu’il a atteint le niveau que les entreprises recherchent.

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